SALON DES SENIORS
1er Salon des Séniors
Le RDV incontournable des + de 55 ans
Vendredi 3 février à 11h
Centre Culturel et de Congrès
Rue Gaubert
24200 SARLAT
Petit clic pour grande image !
Message du Maire - LE BUGUE
" ...Une permanence à valoriser
L'établissement demeure attractif et rares sont les places vacantes, sauf peut-être en ce qui concerne les chambres doubles. En 2011, il a été enregistré 530 189 journées, soit un taux d'occupation de près de 100 %. L'unité Alzheimer, ouverte en 2009, a continué à remplir sa mission et a prouvé qu'elle était plus qu'utile. Le partenariat établi avec l'association France Alzheimer depuis 2010, sous la forme d'une permanence mensuelle au sein de l'unité, s'est poursuivi, mais l'existence de cette permanence apparaît trop peu connue des éventuelles personnes intéressées. Il reste un gros effort de communication à effectuer avec les services sociaux et les médecins du secteur...."
Article complet à lire ICI
Source : SUD OUEST.
Un Pôle spécifique à MUSSIDAN

« Une extension de l'Ehpad sera nécessaire », explique son directeur. (Photo Bruno Boucharel)
Le plan Alzheimer 2008-2012 prévoit la création d'unités spécifiques de prise en charge de la maladie : au total, 30 000 places en unités d'hébergement renforcé (UHR) et en pôles d'activités et de soins adaptés (Pasa). C'est cette dernière structure que l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) de Mussidan souhaiterait mettre en place. Le conseil d'administration en a approuvé l'idée...."
Suite de l'article en cliquant ICI
Source : SUD-OUEST
Du nouveau à THIVIERS
Après travaux à l'EHPAD de Thiviers
"Le nouvel établissement sera constitué de deux unités de 14 lits pour l'accueil de personnes atteintes d'Alzheimer ou de maladies apparentées..."

Madame Colette LANGLADE, Monsieur Michel JACOU et le directeur Julien MOURET
Pour en savoir plus Cliquez ICI
Source : Sud Ouest
Petite citation du jour...
"Vivre, c’est aider les autres à vivre "
Raoul Follereau.
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Si cette sortie vous intéresse, contactez-nous pour réserver avant le 31 janvier.
Attention, au final, seules les réservations accompagnées d'un chèque pour règlement seront prises en compte.
QUI SOMMES NOUS ?
Association
FRANCE ALZHEIMER DORDOGNE
Reconnue de Bienfaisance par arrêté préfectoral en date du 20 janvier 2005.
Adresse du siège:
- 2, rue Emile Counord (Rue du Petit Leclerc de Bergerac)
- 24100 BERGERAC
- Tél / fax: 05 53 27 30 34
- Portable: 06 70 80 90 07
- Courriel: alzheimer.dordogne@orange.fr
MEMBRES DU BUREAU
Présidente Départementale
- Michelle MORALES
Vice-présidente
- Régine JEGU
- Bernadette ROULET
- Huguette MAURY
Trésorière
- Michèle JEAMMET
Trésorière Adjointe
- Nadine Cartoux
Secrétaire
- Ginette FOULQUIER
- Evelyne DELBASTY
SALARIEES
Secrétaire associative
-
Nathalie HESME
Permanence
-
Martine BOURG
Agent de développement et chef de projet
-
Viviane MAMONT
00 - UN MOUVEMENT DE FAMILLES
QU'EST CE QUE LA MALADIE D'ALZHEIMER ?
C'est une maladie qui touche le cerveau.
La maladie d'Alzheimer provoque une dégénérescence de certaines de ses cellules nerveuses. Le cerveau se modifie et ne fonctionne plus comme avant. Il a de plus en plus de difficultés à déchiffrer les informations venant du monde extérieur.
Les personnes atteintes de cette maladie sont entravées progressivement dans leurs facultés de penser, de se souvenir, de comprendre et de prendre des décisions. Le plus souvent, ces troubles s'aggravent et la personne malade aura besoin de l'aide d'un tiers.
LES CAUSES
L'origine de cette maladie reste toujours inexpliquée et nous ne savons pas encore comment arrêter sa progression, même si nous savons de mieux en mieux prendre en charge les personnes qui en sont atteintes. Cependant les chercheurs ont découvert plusieurs facteurs importants.
POUR QUE LA VIE SOIT PLUS FACILE
Comprenez la maladie et ses effets.
Découvrez la meilleure façon de donner des soins.
Prenez soin de vous-mêmes.
Demandez de l'aide et acceptez d'en recevoir.
Agissez avec patience et réalisme.
RECHERCHE
C'est avec vos dons et vos adhésions que la RECHERCHE avance et que nous pouvons aider les familles.
Grâce à vous, nous pourrons peut-être découvrir les causes de cette maladie et la soigner.
POURQUOI UNE ASSOCIATION ? Pour aider les familles ayant une maladie Alzheimer.
Les aider pour tous moyens à notre disposition : permanences pour conseiller les familles et les aider, (réunions des familles, conférences médicales, groupe de parole etc...).
France ALZHEIMER est une union nationale dont le but premier est d'aider et de rassembler les familles des malades touchés par la maladie d'Alzheimer ou atteints de détériorations cérébrales de toutes causes : dégénératives, vasculaires ou autres.
Le soutien aux familles comprend :
Accueils
- Permanence téléphonique aux heures ouvrables
- Permanences de conseils divers pour les familles.
Diffusion
- D'un bulletin France Alzheimer CONTACT
- De fiches d'information sur les droits sociaux et l'aide aux familles
- D'un livre sur l'aide aux aidants.
L'association Alzheimer Dordogne oeuvre également pour :
- La création de groupes d'entraide dans le département de la Dordogne
- La sensibilisation de l'opinion publique et des pouvoirs publics
- L'aide de toutes sortes
06 - L'AGRESSIVITE
GENERALITES
L'agressivité en elle-même n'a rien de pathologique, c'est un instinct ni bon ni mauvais, un instinct de survie, une violence verbale ou gestuelle dirigée contre, pour marquer son existance.
Nous retiendrons la définititon du Professeur KARLI "un comportement agressif, comme n'importe quel autre comportement, est un moyen d'expression et d'action dont dispose tout être vivant pour dialoguer avec son environnement et maîtriser les relations qu'il tisse au sein de cet environnement".
L'agressivité est un moyen d'expression et d'action, on ne déclenche pas un conflit pour lui-même. L'agressivité peut exprimer beaucoup d'incertitudes et d'insatisfactions. Ce peut être aussi le moyen mi en oeuvre pour rechercher des stimulations, un certain état d'excitations, des émotions fortes.
LES COMPORTEMENTS AGRESSIFS DANS LA MALADIE D'ALZHEIMER
L'agressivité est un comportement courant chez les sujets atteints de maladie d'Alzheimer. Les perturbations comportementales et émotionnelles peuvent se présenter chez au moins 75 à 88% des patients. Le comportement agressif allant des débordements verbaux aux agressions physiques (mordre, cracher, donner des coups de pied et des coups de poing) existe chez 30 à 50% des patients dans les institutions. On doit toujours chercher à comprendre l'agressivité et la violence, mais on ne doit pas l'accepter.
Les troubles du langage, et par là l'incapacité à communiquer verbalement les sentiments et les besoins intérieurs, peuvent prédisposer le sujet à un comportement agressif.
L'agressivité est en relation avec la maladie, la peur du placement. La peur de la mort génère une grande angoisse.
Des situations particulières, un changement dans l'environnement immédiat du malade par exemple, peuvent déclencher une conduite agressive. La maladie d'Alzsheimer est une atteinte intolérable à l'image de soi et implique, dans son évolution, une dépendance de plus en plus accrue. Cette dépendance est souvent mal vécue, ce qui peut amener le malade à refuser violemment l'aide qui lui est proposée.
Dans la dépression, l'agressivité est liée à la blessure de ne pas se sentir à la hauteur de ses idéaux. Il s'agit alors d'une auto-agression : état dépressif et conduites agressives alternent. La violence peut devenir la dernière possibilité pour le malade, l'ultime façon de se confirmer, de se montrer encore capable de faire quelque chose - même le mal.
L'agressivité, la violence sont des réponses instinctives à des situations mal comprises. Cela doit nous faire souvenir que l'être humain, dès la naissance, est un être incomplet sans la parole des autres humains.
J. MOLLARD
"Mettre du sens sur les situations, des mots sur les maux, cela permet de retrouver la communication entre deux êtres humains. Pouvoir prendre du recul, de la distance, devant un événement qui nous étonne, cela s'appelle
avoir de l'humour
L'humour est peut-être ce que l'on a inventé de mieux pour s'opposer à l'agressivité et à la violence"
Dr P. GUILLET
QUE FAIRE ?
Ne jamais répondre à l'agressivité par l'agressivité : si l'on répond à notre tour par la violence ou la contrainte, on entre dans un rapport de force avec le malade et la situation va vite se dégrader.
Amener la personne en colère dans un lieu isolé. La faire asseoir et s'asseoir à côté d'elle ou même, la laisser seule quelques instants.
Lui montrer que l'on a perçu l'agressivité. Ignorer l'agressivité risque de renforcer celle-ci.
Lui manifester une attitude d'écoute neutre et bienveillante. Dans la mesure du possible, rester calme et sourire...
Reconnaître notre propre agressivité, en écho, et s'interroger sur notre seuil de tolérance. Quand ce seuil de tolérance est atteint, mettre en place une autre stragégie, en parler, demander de l'aide, passer le relais.
Apprendre à prendre de la distance pour ne pas se sentir personnellement agressé.
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05 - L'ACCUEIL DE JOUR
Il nous est constamment confirmé que les familles de malades d'Alzheimer sont prêtes à consentir des sacrifices de plus en plus lourds pour permettre à leur malade de rester le plus longtemps possible au domicile.
Cette volonté trouve un appui important dans la formule d'accueil à la journée du malade, en offrant du répit au parent aidant, pour se reposer, ou s'accorder du temps pour des démarches ou des loisirs. L'accueil de jour du malade peut ainsi faire reculer le moment où doit être prise la décision d'un hébergement définitif en institution.
Les familles doivent formuler précocement la demande d'accueil de jour, avant que la détérioration de leur parent ne soit majeure. Trop souvent, elles n'y font appel qu'en état de crise, du fait d'un épuisement devenu intolérable.
L'accueil de jour doit être un complément dans les activités et la stimulation du malade, permettant aux familles de tenir dans la durée, grâce à un nouveau lieu de vie relationnel, où le malade peut exister pour ce qu'il est encore, sans être confronté à ce qu'il n'est plus dans le regard des siens.
Il n'en reste pas moins un problème de fond : malgré la demande potentielle des familles, certains accueils de jour ne sont pas assez sollicités. Il faut donc mettre en oeuvre une véritable "formation" des familles pour leur faire accepter d'utiliser ces structures d'accueil pour leur bien et celui de leur malade.
OBJECTIFS
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resocialiser la personne, dans le cadre d'un soutien à domicile, pour rompre la monotonie du quotidien et l'isolement.
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aider les familles qui face à des malades très dépendants, sont désemparées et épuisées,
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offrir un étape à "mi-chemin" entre le tout domicile et la vie en institution, offrant ainsi à tous, malades et familles, un temps d'adaptation.
MODE DE PRISE EN CHARGE
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La structure choisit de les intégrer au sein d'une population non Alzheimer. Cela permet échanges, interaction, entraide, souvent bénéfiques à la personne désorientée
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La structure fait le choix d'un recrutement exclusif de personnes détériorées intellectuelles. Le malade est alors pris en charge dans un projet de vie spécifique de l'institution.
ELEMENTS FONDAMENTAUX
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Une implantation favorable
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Un réseau de familles pour amorcer le démarrage de la structure
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Une image positive de la structure
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Une équipe de personnels formés, contribuant à l'élaboration continue du projet thérapeutique.
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Une accessibilité géographique
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Une accessibilité financière pour les familles.
TEMOIGNAGES
"Maintenant, je me fais beaucoup aider. A l'accueil de jour, cela me fait très plaisir de la voir occupée. Malgré toute sa dégradation, ça la maintient. Moi, je m'oblige à me détendre, j'ai envie de vivre. La formule du soutien à domicile est bonne".
"Quand elle a demandé à revenir, j'ai su que c'était gagné. Ce fut un changement incroyable. Elle faisait la tête de ne pas y aller. Elle était aussi différente en revenant. Je suis devenue, au fur et à mesure de sa dégradation, sa soeur, puis sa mère : mais en fait, tout est redevenu vivable. Elle est heureuse. J'ai reçu au foyer de jour la suggestion de prendre une tierce-personne ça a marché".
"Elle avait totalement oublié, le lendemain même de son retour, la semaine de vacances très appréciée avec un groupe de l'accueil de jour. Mais alors qu'elle vouvoyait jusque(là tous les membres du groupe, elle se tourna vers sa voisine et lui demande : TU y es allée, TOI à Berne ?"
03 - DIRE, NE PAS DIRE
La vérité du diagnostic est due à tous les malades. Dans le cas de la maladie d'Alzheimer, on peut cependant s'interroger sur leurs capacités à comprendre cette vérité.
Faut-il pour autant taire la vérité ? Est-il raisonnable d'annoncer un tel diagnostic à une personne déjà désorientée sans précautions ?
Dire la vérité, oui, mais sous réserve que le malade soit en état de la comprendre, au moins en partie, de l'accueillir, et d'être entouré psychologiquement. A condition également que le médecin sache trouver les mots justes et le moment opportun pour informer le malade de son état.
En revanche, pour les proches, il est nécessaire de dire la vérité mais toujours accompagnée des aides matérielles et morales indispensables pour vivre les années du parcours de la maladie.
Cette exigence de vérité doit aller de pair avec une réflexion et une pratique humaniste et éthique.
FAUT-IL DIRE LE DIAGNOSTIC AUX MALADES ALZHEIMER
POUR
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On respecte le droit intrinsèque de l'individu à connaître la vérité.
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On reconnaît la préférence du malade, basée sur la connaissance passée de ses choix.
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On donne une chance de se renseigner le mieux possible et de choisir ou de refuser un traitement, même s'il est au stade expérimental ou non conventionnel.
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On respecte au maximum l'autonomie individuelle.
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On donne à l'individu l'occasion de s'exprimer, de résoudre les conflits et de faire connaître ses volontés avant que l'occasion en soit à jamais perdue.
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On tient compte du besoin d'exprimer, à l'avance, des instructions spécifiques d'achever des plans financiers et personnels, et de désigner des tuteurs.
CONTRE
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Le malade peut ne pas être capable de comprendre le diagnostic.
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Le diagnostic ne peut être posé avec une certitude suffisante et le pronostic est imprécis.
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Les choix thérapeutiques sont limités. Ils peuvent conduire au découragement et compromettre la qualité de vie.
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On reconnaît la préférence du malade, basée sur une connaissance passée de ses choix.
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On évite une grave dépression, une réaction de catastrophe, ou des tentatives de suicides.
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TEMOIGNAGE
"Dire ou ne pas dire ? la question me hantait depuis le moment où le diagnostic de maladie d'Alzheimer a été posé chez ma mère. Au fond de moi, je n'étais pas sûre qu'elle pourrait y faire face. Cependant, j'en vins à réaliser qu'en lui cachant la vérité, je lui refusais aussi le droit à cette vérité, même si elle ne pouvait sans doute pas en comprendre toute la signification.
J'attendis le moment propice pour le lui dire. Ma mère resta tranquillement assise à m'écouter, me posa quelques questions pertinentes et versa quelques larmes. "Et bien, dit-elle finalement, on n'aura qu'à faire du mieux qu'on peut, n'est-ce pas ?"
Depuis lors, ces deux mots (maladie d'Alzheimer) semblent lui apporter à la fois du soulagement et une certaine compréhension. Le poids partagé est plus léger que le fardeau que je portais seule. Ma propre angoisse a diminué et, même si je redoute ce qui nous attend, je sais que j'ai eu raison de lui dire la vérité."
Alzheimer's Disease Society - Mai 1995
Cette lettre ne représente qu'une facette des multiples réponses à la question "dire ou ne pas dire". Il est à noter cependant qu'elle vient d'Angleterre et que, dans les pays anglo-saxons, dire la vérité aux malades dans tous les cas de figures est pratique courante, pour des raisons culturelle essentiellement.
Dans ce domaine, il n'y a bien sûr pas de règle absolue, c'est au cas par cas que se prend la décision.
02 - CONSEILS AUX FAMILLES
La personne victime de la maladie d'Alzheimer présente des comportements qui créent de sérieux problèmes à ceux qui s'en occupent. Beaucoup de ces comportements sont liés aux pertes intellectuelles, souvent majeures dans cette maladie. La réaction des personnes qui s'en occupent, face aux pertes cognitives inhérentes à la maladie et face aux comportements résultant de ces pertes, va déterminer la qualité de la vie, aussi bien pour le malade que pour l'entourage.
LA CONCENTRATION
L'attention est une des capacités cognitives élémentaires : elle consiste à être capable de se concentrer sur un objet particulier, une personne, une idée ou une tâche, pendant un temps donné. Dans la maladie d'Alzheimer, la capacité d'attention est très limitée, alors qu'elle est justement nécessaire à la qualité de la communication. Il est essentiel, pour la personne qui s'occupe d'un malade, de déterminer le temps moyen de concentration du malade. La conséquence de l'incapacité des victimes d'Alzheimer à maintenir leur attention est qu'ils n'arrivent à réussir que peu de tâches et de moins en moins.
CAPACITES A SUIVRE DES INDICATIONS
La capacité à suivre des indications est une autre capacité cognitive extrêmement importante. La plupart des malades ne peuvent suivre qu'une instruction à la fois. Pour maîtriser ce problème, les personnes qui s'en occupent doivent tout d'abord déterminer si une tâche est simple ou complexe.
Dans les tâches complexes, chaque étape doit être identifiée et doit alors être présentée dans le bon ordre, une seule étape à la fois.
Chaque étape supplémentaire d'une tâche complexe ne peut être présentée que quand l'étape précédente a été correctement réalisée. Pour renforcer les sentiments de succès et éliminer l'anxiété et l'échec, il est très important que les tâches entrent dans le répertoire des capacités du malade.
LA CAPACITE A CONCEPTUALISER
Les regards vides, les réponses verbales inappropriées et les actions inadaptées sont souvent dues à l'incapacité de conceptualiser - autre capacité cognitive - que la plupart des personnes considèrent, à tort, comme acquise. Le malade Alzheimer perd la possibilité d'imaginer ce qu'il ne voit pas. Il devient donc important d'avoir l'objet réel ou la personne en face de soi pour faciliter la compréhension et la discussion.
LA CAPACITE A ABSTRAIRE
Une autre perte cognitive, qui compromet ultérieurement la communication effective, est la perte de la capacité d'abstraction.
Comme cette capacité est perdue, les malades deviennent terriblement concrets quand ils interprètent ce qu'on leur dit et prennent les mots "à la lettre".
CAPACITE A COMPRENDRE
Peut-être, la perte la plus frustrante pour l'entourage est l'incapacité des malades à saisir ou comprendre leur environnement. A mesure que la maladie progresse, le malade vit une incapacité accrue à comprendre la fonction des objets ainsi qu'une incapacité à comprendre les intentions et les mots des personnes de son entourage. Pour compenser la perte de la capacité à comprendre, l'entourage doit utiliser des techniques de communication non verbales. Les malades gardent une capacité considérable à copier ou imiter.
LA CAPACITE A RAISONNER ET EXERCER UN BON JUGEMENT
D'autres pertes cognitives vécues par les malades sont la perte de la capacité à raisonner et à exercer un bon jugement. Reconnaître ces pertes permet à l'entourage d'anticiper les comportements et d'apporter l'environnement sécurisant au malade.
CAPACITE A APPRENDRE
L'incapacité à apprendre une nouvelle information est une perte cognitive qui a des implications à long terme sur un fonctionnement approprié. Les malades posent des questions répétitives. Il est très important que l'entourage réponde sans sarcasme ou commentaire dévalorisants. Les malades, comme tous les autres être humains, supportent mal la critique, la dépréciation, l'infantilisation.
En résumé, bien qu'actuellement il n'y ait pas de traitement curatif de la maladie d'Alzheimer, les comportements problématiques des malades, liés à leurs pertes cognitives, peuvent être significativement atténués. En comprenant la nature de ces pertes cognitives et les techniques appropriées pour les compenser, l'entourage peut réduire les problèmes de conduite quotidiens et améliorer la qualité de vie des malades.
Il est très important, pour la santé des personnes qui s'en occupent, en dehors d'un contexte institutionnel, qu'elles puissent se reposer souvent de la très lourde charge qu'est l'accompagnement d'un malade d'Alzheimer. D'où l'importance des centres de prise en charge de jour, de type "hôpital de jour", où des professionnels peuvent appliquer les principes énumérés ci-dessus et offrir aux malades un contact social en dehors de leurs familles.

























